... à la maison de tante Léonie
où des enfants ont interprété des textes de Proust
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À cette heure où je descendais apprendre le menu, le dîner était déjà commencé, et Françoise, commandant aux forces de la nature devenues ses aides, comme dans les féeries où les géants se font engager comme cuisiniers, frappait la houille, donnait à la vapeur des pommes de terre à étuver et faisait finir à point par le feu les chefs-d'œuvre culinaires d'abord préparés dans des récipients de céramistes […] |
| Je m'arrêtais à voir sur la table, où la fille de cuisine venait de les écosser, les petits pois alignés et nombrés comme des billes vertes dans un jeu ; mais mon ravissement était devant les asperges, trempées d'outre-mer et de rose […] |
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| – […] Croyez- vous pas que je viens de voir comme je vous vois Mme Goupil avec une fillette que je ne connais point. Allez donc chercher deux sous de sel chez Camus. C'est bien rare si Théodore ne peut pas vous dire qui c'est. |
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– Mais ça sera la fille de M. Pupin, disait Françoise qui préférait s'en tenir à une explication immédiate, ayant été déjà deux fois depuis le matin chez Camus. – La fille de M. Pupin ! – Mais je ne veux pas dire la grande, – Ah ! à moins de ça, disait ma tante. |
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| – Dès l'instant que Mme Goupil a de la visite, madame Octave, vous n'allez pas tarder à voir tout son monde rentrer pour le déjeuner, car il commence à ne plus être de bonne heure, disait Françoise qui, pressée de redescendre s'occuper du déjeuner, n'était pas fâchée de laisser à ma tante cette distraction en perspective. |
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Longtemps, je me suis couché Je frottais une allumette pour regarder ma montre. Bientôt minuit. Je me rendormais […] Un homme qui dort, |
Merci à Mireille Naturel, à Martine, Evelyne, Juliane et Jean-Loup
pour leur accueil et leur aide précieuse !



